BENOIT XVI, le PROGRES SCIENTIFIQUE et la DIGNITE HUMAINE

Publié le par lavapeur

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, remercie le SAINT PERE BENOIT XVI de prendre clairement position sur le progrés scientifique et la dignité humaine, luttant ainsi contre les Protocoles de TORONTO.

PROGRES SCIENTIFIQUE ET DIGNITE HUMAINE

 

 Benoît XVI a reçu ce matin, jeudi 31 janvier 2008, les participants à la session plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi, tenue cette semaine au Vatican. Dans son intervention, le Saint-Père a d'abord rappelé la publication l'an dernier par ce dicastère de deux documents importants "qui offrent de nécessaires éclaircissements...pour une poursuite correcte du dialogue oecuménique comme du dialogue avec les autres religions et cultures".

 

  Le premier, précisant certains points de la doctrine de l'Eglise, "a notamment reproposé l'enseignement du Concile Vatican II selon des formulations et un langage qui sont en continuité avec la tradition doctrinale catholique". Ainsi a-t-on confirmé que "la seule et unique Eglise du Christ subsiste de manière permanente et stable dans l'Eglise catholique et que, par conséquent, l'unité, l'indivisibilité et l'indestructibilité de l'Eglise du Christ ne sont pas mises en cause par les divisions des chrétiens".

 

  Puis le Pape a rappelé que ce document souligne également "les différences de conception théologique de l'essence de l'Eglise demeurant entre les diverses confessions chrétiennes. Loin d'empêcher un véritable engagement oecuménique cette mise au point sera un encouragement à confronter les thèses doctrinales avec réalisme et une conscience clarté des questions qui divisent encore les diverses confessions".

 

  A propos ensuite de la note doctrinal sur certains aspects de l'action évangélisatrice, Benoît XVI a précisé que, "face au risque persistant du relativisme religieux et culturel, elle rappelle que l'Eglise dialoguant avec les religions et les cultures ne pouvait être dispensée de son devoir évangélisateur et missionnaire à l'attention des peuples. Elle ne saurait renoncer à proposer aux hommes d'adhérer au salut offert à tous. La reconnaissance des éléments de vérité et de bien dans les autres religions" et "l'esprit de collaboration avec celles-ci en défense de la dignité de la personne et des valeurs morales universelles ne saurait être perçue comme une limitation du devoir missionnaire de l'Eglise. L'Eglise est engagée à annoncer sans cesse le Christ comme voie, vérité et vie".

 

  Le Saint-Père a ensuite invité les membres de la Congrégation a réserver une attention particulière aux délicats et complexes problèmes bioéthiques: "Si le magistère de l'Eglise ne peut ni doit intervenir sur chaque nouveauté scientifique, il doit rappeler les valeurs supérieures qui sont en jeu et de proposer aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté des principes éthiques et moraux en rapport aux problèmes émergents graves".

 

  "Les deux critères fondamentaux du discernement moral en la matière -a ajouté Benoît XVI- sont le respect inconditionnel de la personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, et le respect de l'originalité de transmission de la vie dans le contexte conjugal".

 

  Puis le Pape rappelé que les "problèmes nouveaux liés à la congélation d'embryons humains, la sélection embryonnaire, l'examen pré-implantation, ainsi que les recherches sur cellules staminales embryonnaires, les tentatives de clonation, montrent tous clairement combien la barrière de protection de la dignité humaine a été abattue avec la fécondation artificielle extra corporelle. Lorsque des êtres humains au stade le plus exposé de leur existence sont sélectionnés, tués ou utilisés comme simple matériel biologique, il est évident qu'ils sont des choses et non des personnes. Et ce traitement remet en cause le concept même de dignité de la personne humaine".

 

  Si, a précisé Benoît XVI, l'Eglise "apprécie et encourage le progrès scientifique et bioéthique, qui ouvre des perspectives thérapeutiques extraordinaires...elle a le devoir d'éclairer les consciences afin que les avancées scientifiques soient respectueuses de tout être humain, détenteur d'une dignité personnelle pour avoir été créé à l'image de Dieu". Il a aussi assuré à ses hôtes que leurs travaux contribueraient à développer la formation des consciences chez beaucoup de nos contemporains.

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