TARNAC,ARNAC,T.G.V., S.N.C.F.,LIBERTE de la PRESSE, CHÊNE de SULLY

Publié le par lavapeur

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, est pour la liberté de la presse, sans réserve.
Car quant la presse, la radio, les télévisions sont aux ordres du pouvoir, l'information devient "mensonge d'État, propagande et subversion".Les gogos de Français abrutis devant ces médias ne réfléchissent même plus: on leur invente l'ultra-gauche, pesé c'est emballé et vendu. E les ministres de s'auto-féliciter de la capture de dangereux terroristes. GOEBBELS était un amateur comparé à nos journaleux et téléviseux!
Voici une autre version des faits, racontée par l'Echo des Montagnes, car tout de même

                                   TARNAC ne doit pas rimer avec ARNAC!

Tarnac sous la neige,hiver 1944:
  A TARNAC, à défaut que PAUL soit un terroriste, il y a le chêne de SULLY:

                                   



Pris pour l’un des «saboteurs» de TGV,

  

 un Genevois raconte

TÉMOIGNAGE | Mardi à l’aube, l’épicerie de Tarnac (France) a été perquisitionnée par la Brigade antiterroriste. Son gérant, un Genevois, a été réveillé en sursaut.

                           
© AFP | Descente de police dans l’épicerie de Tarnac, en Corèze. C’est ici que Paul Kohler, ancien secrétaire de la Fédération genevoise d’échecs, a choisi de venir s’établir.

XAVIER LAFARGUE | 13.11.2008 | 00:00

«C’est un mauvais film!» Au téléphone, Paul Kohler. Cet ancien secrétaire de la Fédération genevoise d’échecs, âgé de 38 ans, est parti s’établir dans un village paumé au milieu de la France, Tarnac, en Corèze. Il y a ouvert une petite épicerie. Qui a été perquisitionnée avec fracas, mardi matin à l’aube, par les hommes de la Brigade antiterroriste française. Une descente musclée qui fait suite aux multiples actes de sabotage ayant touché le réseau TGV français, entre le 26 octobre et le 8 novembre (lire la «Tribune» d’hier). Pris pour l’un des «saboteurs», Paul raconte.

«Les policiers nous ont réveillés sans ménagement, à 6 h du matin. Ils cherchaient des personnes impliquées dans les actes de sabotage visant la SNCF. Je dormais ici, dans l’épicerie, dont je suis l’un des cogérants. On fait aussi bar, tabac et station-service. La police est restée jusque dans l’après-midi. Je n’ai pu rouvrir qu’à 15 h 30.»

Des documents ont-ils été saisis, des personnes interpellées? Hier soir, Paul ne souhaitait pas s’étendre sur ce sujet. En revanche, à aucun moment lui-même n’a été inquiété. Ni placé en garde à vue, comme le laissaient entendre certains journaux. «Là, je tombe des nues, lance-t-il. J’ai seulement dû décliner mon identité. Je n’ai pas du tout été interpellé! J’ajoute qu’aujourd’hui, j’ai fait ma tournée dans les patelins avoisinants, car l’épicerie est ambulante, et j’ai plutôt eu des encouragements et du soutien partout où je me suis arrêté.»

Biennois d’origine, Paul a pendant bien des années élu domicile à Genève. Il était connu dans le petit monde des échecs. Il a été secrétaire de la Fédération genevoise pendant deux ans, jusqu’en 2006. «Un bon joueur de club, 1800 à 1900 points au classement ELO», confirme Philippe Martin, l’actuel président de la fédération, qui l’a côtoyé durant ces années. «Mais je ne peux pas croire qu’il a pu participer à des actes de sabotage sur les lignes TGV! Non, Paul était sans aucun doute en marge de la société, il habitait dans un squat, je crois. Il avait des idées bien à gauche, mais quand même! Il avait d’ailleurs monté un club d’échecs dans un squat. Là, il était très positif, constructif socialement.»

Une épicerie appréciée

C’est sans doute pour vivre un peu différemment que Paul est parti à Tarnac, petit village de 350 âmes. Et qui se félicite d’avoir, aujourd’hui, une épicerie-bar-tabac, vantée par les habitants. D’autant plus chaleureusement depuis les événements de mardi. «Mais songez qu’à la fin des années 60, il y avait encore une bonne dizaine de bars à Tarnac, souligne Paul. C’est un village qu’on a vidé de ses habitants…»
Mais qui a été bien secoué, mardi matin! D’autres perquisitions ont également eu lieu à Paris, Rouen et dans la Meuse. Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue, dont une femme née en Suisse. Il semble néanmoins que le chef présumé de ce groupuscule ­défini comme «anarcho-autonome» était établi à Tarnac.

Hier soir, cependant, selon les agences, une source judiciaire confiait que les enquêteurs ne disposaient d’aucune preuve formelle de l’implication de ces dix personnes dans les actes de sabotage ayant visé le réseau de la SNCF.


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