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Publié le par lavapeur

L'ECHO des MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer,vous livre les réflexions du pape BENOIT XVI, durant son voyage au Cameroun.

DIALOGUE AVEC LES JOURNALISTES

 

CITE DU VATICAN, 17 MARS 2009 . Pendant le voyage de Rome à Yaoundé Benoît XVI s'est entretenu avec la presse qui l'accompagne, et a répondu à quelques questions de journalistes:

 

  Après surtout votre lettre explicative aux évêques, nombre de journaux ont parlé de la solitude du Pape. Vous sentez-vous seul?: "A dire vrai, j'ai envie de rire quand on fait état de ce mythe. Je ne me sens pas du tout seul. Je reçois chaque jour la visite de mes collaborateurs les plus proches, à commencer par le Secrétaire d'Etat... Il s'agit d'un entourage d'amis et d'une belle collaboration entre évêques et autres collaborateurs, ce dont je me réjouis".

 

  A propos de l'impact de la crise mondiale sur l'économie des pays pauvres, et de la perspective d'une prochaine encyclique sur le sujet, le Saint-Père a répondu: "Un élément fondamental de la crise est le manque d'éthique des structures économiques. L'éthique ne doit pas être étrangère à l'économie mais en son sein car elle ne peut fonctionner si elle ne prend pas compte de la dimension éthique". Revenant sur une encyclique consacrée ai social, il a dit: "J'étais sur le point de la publier lorsqu'a éclaté la crise et on a retenu nécessaire de revoir le document pour mieux l'adapter dans le contexte des compétences de l'Eglise, de la doctrine sociale... J'espère qu'ainsi l'encyclique pourra être un outil meilleur pour aider à surmonter la crise". 

 

  Puis le Saint-Père a répondu à une question relative à la spécificité du message catholique en Afrique face à la pression des sectes: "Nous n'annonçons pas un Evangile du succès mais le réalisme chrétien, non des miracles comme le font certains mais la sobriété de la vie chrétienne. Nous sommes convaincus que c'est cette sobriété et ce réalisme qu'a annoncé Dieu fait homme, un Dieu profondément humain qui souffre avec l'homme et donne un sens à ses souffrances, qui dévoile un horizon plus vaste et à venir. Nous savons que les sectes ne sont pas stables et que si, dans un premier temps, elles promettent la prospérité ou cures miraculeuses, la vie demeure ce qu'elle est, difficile. Seul un Dieu humain qui partage les souffrances des hommes est convainquant. Plus vrai il est d'une grande aide dans la vie".

 

  A propos ensuite du SIDA, et de la position de l'Eglise qui est considérée peu réaliste et peu efficace par certains, le Pape a dit que "dans la lutte contre le SIDA l'Eglise catholique et ses mouvements sont précisément les plus présentes... On ne saurait le vaincre par de simples slogans. Si on veut aider les africains, ce ne sera pas par une distribution de préservatifs qui, au contraire, risque d'accroître le problème. Il n'y a de solution que dans un double engagement, l'humanisation de la sexualité qui implique un renouveau spirituel et moral portant à un nouveau comportement, et ensuite une solide amitié envers surtout ceux qui souffrent. Cette disponibilité implique sacrifices et renonciations personnelles".



                            


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