DOUCE FRANCE,GESTASI,CRS,GARE,YVAN COLONNA,JULIEN COUPAT

Publié le par lavapeur


L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous raconte une histoire qui se passe en FRANCE occupée, par la GESTASI.
Cela ma rappelle l'époque, je crois qu'il y a 10 000 ans où un certain CHARLES TRAINET chantait "douce France".
A l'époque du "fou chantant il existait la liberté d'aller , de venir, de prendre le train dans une gare, sans être déporté, sans être arrêté et mis en gardes à vue comme en SAVOIE, à MOUTIERS, par la Brigade autonome de gendarmerie de Moutiers avec son gendarme LESTERLIN, sans être matraqué.

 A la belle époque de "Douce France", vouss êtes trop jeune pour avoir connu cette époque; mon arrière grand père avait entendu parlé de cette époque par son tri-aïeule!
  

Douce France...

Publié le 23-03-2009


Incroyable mais vrai : des enfants tabassés par des CRS en sortie scolaire. Le témoignage d’une enseignante et sa lettre à la ministre de l’Intérieur.

Après les commentaires de Michèle Alliot Marie sur le matraquage en gare Montparnasse, voici la réponse de l’enseignante mise en cause.

Madame,

Etant une des deux enseignantes dont vous soulignez l’inconscience et l’irresponsabilité, je me sens le devoir de vous répondre, et ce, dans une lettre ouverte.

Laissez moi d’emblée vous dire que la désinvolture et l’inanité des paroles qui vous sont prêtées(vous avez réellement tenu ces propos ahurissants ? ), ont provoqué en moi un kaléidoscope de sentiments et réactions, allant de la consternation au rire moqueur, en passant par la colère.

En ce qui concerne les agressions commises en Gare Montparnasse, ne soyez pas rassurée, Madame, elles ont réellement eu lieu ,ce jeudi 5 mars en Gare Montparnasse, peu après 19 heures .En témoignent ou en témoigneront les caméras de surveillance de la gare, les policiers en civil , tous les voyageurs massés sur la plateforme de la gare, en attente du départ des trains , tous les voyageurs du train Paris- Bordeaux qui devait partir à 19h25 et parmi ceux-ci le médecin militaire qui a examiné , secouru et réconforté , durant le voyage, les jeunes adolescents violentés . Il ne s’est pas agi d’une "bousculade", comme vous avez la complaisance de l’annoncer ( et de le croire ?), mais bien d’un matraquage .

Il s’est agi d’une souricière organisée par" les forces de l’ordre", pour "réceptionner" le groupe d’étudiants ,chassés des voies qu’ils occupaient .Toutes les issues de la plate-forme de départ ont été bloquées, enserrant ainsi les voyageurs.Et ce fut la charge .Une colonne d’hommes, armés de matraques, casqués , boucliers au bras, a traversé au pas de charge, d’un bout à l’autre le hall du départ,bousculant les voyageurs surpris et terrorisés .( La jeune femme dont la poussette a été cassée et qui a sauvé in-extrémis son enfant du piétinement a-telle porté plainte ?). Cette colonne a chargé le groupe de collégiens puisque ceux-ci ,obstacles bien involontaires et qui ont tenté de fuir, se trouvaient sur la route de vos forces de l’ordre vers leur "cible", ...

Mais tout ceci est écrit dans les rapports établis par la gendarmerie de Tresse, qui devant la gravité des faits , a eu la gentillesse de se déplacer et venir recueillir nos témoignages, au collège , sur ordre du Préfet de Bordeaux , dès le lendemain .

Je me souviens avoir confié à l’officier de Gendarmerie qui recueillait ma déposition, mon étonnement et ma révolte :" comment certains de ces représentants de l’ordre ont-ils pu frapper sciemment des adolescents, après que ceux-ci aient clairement dit être des collégiens repartant à bordeaux ? D’où leur vient ce sentiment d’impunité ? " L’officier m’avait reprise gentiment , en soulignant le fait de sa présence et celle de ses collègues , ce vendredi 6 mars au collège. C’était la garantie , selon lui, d’une détermination en hauts lieux, à diligenter une enquête et rechercher les coupables de ces agressions .

Aujourdh’ui votre terme " bousculade" scelle et renouvelle ce sentiment d’impunité qui a animé ces hommes et est le garant de leur brutalité à venir .

Quant au deuxième point de vos propos, nous concernant directement, ma collègue et moi, je vous réponds ce qui va suivre .J’ai pensé , en riant que vous aviez dû être ,dans votre jeunesse une piètre enseignante. Ne pas organiser de sortie pédagogique , au prétexte que votre groupe-classe aurait à fréquenter des lieux aussi dangereux qu’une gare parisienne , n’est pas une attitude très responsable ni très flamboyante !

D’autant que la sortie du train par le toit de la Gare Montparnasse n’a eu lieu qu’une seule fois, ce me semble, et c’était en Octobre 1895, vous n’étiez donc pas encore prof !De plus, vous conviendrez avec moi,que lorsqu’on habite en province et que l’on se rend à l’Assemblée Nationale , il est assez pratique et économique de prendre un train.Et, à ma connaissance , il n’existe pas encore d’autre moyen de prendre un train , même au vol , que de se rendre dans une gare .

Enfin il me faut rajouter que cette gare, que nous avions traversée le matin à 9heure 30 ne présentait aucun danger , pas plus qu’à18h45 . même quand les étudiants braillards sont arrivés sur les escalators .

Elle ne l’est devenue que quand vos forces de police sont entrées en action pour diriger ces jeunes gens ...... en direction des voyageurs, et quand la colonne armée a foncé dans la foule ., transformant ce hall de gare en terrain d’affrontement .

Il me reste à vous confier mon étonnement devant votre attitude officielle : si peu de compassion pour ces adolescents et ma collègue brutalisés, aucune condamnation pour ces moment de terreur que vos hommes ont répandu parmi les voyageurs !

Il faudra du temps pour cicatriser ces blessures intérieures , d’autant que vos propos qui ne reconnaissent pas la réalité , pire, la nie , sont terribles pour nous .

Je tiens à exprimer la colère et le dédain , que je ressens à l’égard de ceux de vos hommes qui ont brutalisé ma collègue et mes élèves, envers ceux qui donnent l’ordre inique de traverser un hall de gare en chargeant, en pleine foule des voyageurs, un groupe d’étudiants ..La colère et le dédain envers ceux et celles qui les couvrent. "

Une bavure ? Non, une brutalité de plus en plus décomplexée, car encouragée par nos dirigeants, qui en lieu et place de réponses aux étudiants, aux enseignants, aux salariés, aux chômeurs, font donner le bâton de BERGER à tour de bras, par une police payée avec nos deniers.

Cela se passe aujourd'hui, où est "Ma Douce France, pays de mon enfance"?


   Ecoute aussi LA BOHEME, époque que les jeunes de 20 ans ne peuvent pas connaître, car ils ne connaissent que les matraques, le sida, le chômage, les gardes à vue et la prison, n'est ce pas YVAN COLONNA et  JULIEN COUPAT ?


            


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