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Publié le par lavapeur


L'ECHO des MONTAGNES,dans le légitime but de vous informer, pense qu'il y a vitesse et précipitation en interdisant les cagoules dans les manifestations.
Que va penser le Papa, BENOIT XVI, que vont penser tous les croyants pratiquants en cette semaine sainte?
Ceux sont aussi des (é)lectrices et des (é)lecteurs.

Regardez cette photographie:





Écoutez notre ami ANTOINE CIOSI, qui en parle le mieux:

Le Vendredi Saint, la vieille ville est le théâtre de l’impressionnante procession du Catenacciu : un pénitent revêtu d’une robe et d’une cagoule rouge refait le chemin de la passion du Christ. Les pieds entravés par une lourde chaîne, il porte une croix de plus de trente kilos. Atmosphère inoubliable de ferveur et de passion.

procession traditionnelle

La Semaine Sainte donne lieu, à travers toute la Corse à des cérémonies religieuses relatant le temps pascal. Les plus remarquables sont les processions des Jeudi-Saint et Vendredi-Saint, jours durant lesquels de nombreuses villes et villages en commémorent les événements. L'origine de la procession serait liée à l'arrivée sur l'île au XIIIè siècle des moines franciscains qui ont introduit les "chemins de croix" dans la culture insulaire. Mais le véritable coup d'envoi se situerait plutôt aux XIVè et XVè siècles. La Corse était alors sous l'influence de l'Aragon où étaient répandues les pratiques religieuses pénitentielles. c'est à Sartène que se déroule la plus connue des processions du Vendredi-Saint. Un pénitent enchaîné, portant une cagoule et chargé de la croix, effectue, à travers la ville, sur un tracé tout en pente, car la procession nocturne du "Catenacciu", symbolise la montée du Christ au calvaire. Seul le curé de la paroisse connaît l'identité du pénitent. Vêtu d'une aube et d'une cagoule rouges, il porte sur ses épaules une croix en chêne massif de 34,5 kg et traîne une chaîne de 17 kg sanglée à sa cheville droite. Pendant deux heures, suivant un parcours de près de deux kilomètres, il incarne le Christ et refait son calvaire. Trois jours avant, le pénitent s'est enfermé dans une cellule monacale du couvent des Saints Come et Damien, où il médite, lit la Bible et prie. Le Vendredi saint à 21 h, le "catenacciu " (littéralement "homme enchaîné") arrive à l'église Sainte-Marie (Santa Maria Assunta), où les membres de la confrérie le chargent de la croix et l'enchaînent devant l'autel. A 21 h 30, la procession sort de l'église. Les membres de la confrérie forment une haie d'honneur et chantent sans interruption le vieux chant italien corsisant de pénitence: "Perdono, mio Dio". Comme le Christ, le "catenacciu" doit chûter trois fois sur la route qui le mène au "Golgotha". La première chute se déroule devant l'oratoire Sainte-Anne, l'église paroissiale de Sartène au XVIIIè siècle. Toute la ville récite le "Notre Père" et le "Je vous salue Marie" pendant que le pénitent reste couché sur le sol. La seconde chute s'effectue sur la place Porta, au pied de l'église Sainte-Marie. A mi-parcours, le "catenacciu" est soulagé de son fardeau par Simon de Cyrène, un pénitent blanc, celui qui a aidé le Christ à porter sa croix. Avant la troisième chute et le retour vers Sainte-Marie, toute la procession fait une halte à l'église Saint-Sébastien. Le "catenacciu" s'y recueille et prie agenouillé devant l'autel, au pied duquel se trouvent un Christ gisant et une Vierge drapée de noir. Après la troisième et dernière chute, les pénitents rejoignent le parvis de l'église paroissiale. Là, les pèlerins écoutent le sermon et reçoivent la bénédiction pascale. Puis tous regagnent l'église Sainte-Marie pour s'y recueillir. Agenouillés ou couchés devant le maître-autel, les pénitents devront attendre que tous les pèlerins aient baisé un à un le Christ gisant. La cérémonie désormais close, on ramène le "catenacciu" et Simon de Cyrène dans leurs cellules. La foule mettra plus d'une heure à défiler dans l'église.

Le Porte-Croix


Chaque année pour le Vendredi Saint, dans les rues de Sartène
un homme en cagoule rouge, une lourde chaîne aux pieds
parcours la ville en portant une immense croix.
Personne jamais ne connaîtra son nom.
Personne...



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N'oublions pas YVAN COLONNA!

                   

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