AMIANTE, MAGISTRAT, FRERE BLANDIN, CORRUPTION, FRANC-MACON

Publié le par lavapeur

L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vous donne le 2ème volet de la courageuse guerre que pratique MICHEL LANGINIEUX contre le  scandale de l'amiante; scandale bien sur protéger par les magistrats francs-maçons, oublieux de leurs idéaux.
En voici encore la preuve:

 

LES LANCEURS D’ALERTE

LES FRÈRES BLANDIN

 

 

Échange avec François Félix BLANDIN

 

Trois sauveurs de vies furent cassés en France, sans ambages. De véritables experts sur le terrain, pas sur le papier. Des hommes concernés. Ils avaient su découvrir des matériaux de substitution pour remplacer l’amiante, moins chers que l’amiante. Entrepreneurs, ils avaient recouvert plus de 800 bâtiments scolaires, les premières tours de la Défense, les aéroports d’Orly, les stations RER : une bénédiction pour tous.

Ni Jussieu, ni Censier la Sorbonne Nouvelle, ni la Maison des Sciences et de l’Homme, n’avaient lieu d’être amiantés dans les années 60. Ces trois frères durent protéger des centaines de milliers de vies plus de 30 ans. La France sait produire des personnes extraordinaires. Elle sait aussi s’en débarrasser. L’on y trouve des génies face à une médiocrité pure. « Des lotus sur les fosses d’aisance » disent les indiens.

 

F.F.B. : À défaut du pouvoir politique, le seul moyen de faire avancer les choses venait dès lors, de la partie commerciale ou d’une décision du domaine privé. L’on se rapproche naturellement de la citoyenneté par la production d’une entreprise salubre.

 

Le pouvoir et l’argent faisaient passer le copinage avant toute nécessité de protection, l’hygiène et la sécurité. Or, ces sauveurs, ces lanceurs d’alerte, font partie de ta famille. Ils surent garder le cap de l’intégrité et du sens. Michel, ton père. Puis ton oncle Henri. Et mon ami Philippe.

 

F.F.B. : Finalement, force est de constater que ce n’est pas une décision de la législature qui sut s’imposer à la puissance financière, mais l’intention citoyenne et l’intervention technique. On n’a pas eu à imposer une réglementation pour supplanter l’amiante. Le flocage d’amiante fut remplacé à plus de 50%. Les empoisonneurs furent supplantés, c’est un fait. Il y a 50 ans, on avait déjà gagné.

 

Nouvelle preuve pour lors, de l’homicide de l’État avec sa volonté de poursuivre en dépit de l’apport des frères BLANDIN et des solutions à l’œuvre. Voilà ce que tes parents nous permettent de constater par leurs travaux et découverte salubre. Leur contribution révèle la responsabilité criminelle étatique. Outre les coutumes de mafias à fric qui nous saccagent, du statu quo avec ses tenailles, et des carnassiers du lucre.

 

F.F.B. : Une simple machine permettant de réaliser des flocages sans amiante, et dont le brevet fut déposé en 1951, suffit.

 

Et l’extraordinaire clarté d’esprit de tes parents. Philippe affirmait : « Pas de compromis avec l’amiante ». Il fut mon mentor. Je lui rendais visite deux à trois fois par semaine durant deux ans avant sa mort. J’ai dû le rencontrer une centaine de fois. Je lui ai fait connaître Catherine KORBA en 1999, le médecin de prévention - une espèce rare - que nous avons eu la chance d’obtenir 6 mois à Censier la Sorbonne. Le président de la Faculté, Jean-Louis LEUTRAT (« déridéra » ajoutaient les étudiants),  l’a renvoyée : elle prévenait vraiment ! Elle disait la vérité, vraiment. La vérité à Censier. Il faut oser. Une personnalité attachante plus que nos habituels spécialistes sûrs de leurs savoirs, et bien peu de la réalité.

Michel PARIGOT et Michel LEDOUX de l’Andeva oublièrent vite ce médecin exceptionnel, plutôt que de la défendre. Elle venait, pourtant, de se faire renvoyer de Jussieu pour avoir découvert les mauvais chiffres de certains labos (400 f/l), et posé des questions clef au Professeur RAIX, le responsable en charge. C’était il y a 10 ans. Les experts « sur le papier » nous trahissent facilement. Ce sont des pions. Les pions du pouvoir.

Pas Philippe. Sa devise : « Sécurité d’abord » lui interdisait les jeux du monde.

 

F.F.B. : L’absence d’amiante fut également pour BLANDIN et Cie un argument commercial considérable.

 

Ton oncle Philippe avait vécu des « instants ». Les japonais appellent ces moments de transformation des « satori ». À 20 ans, alors qu’il s’enfonçait dans la neige au Parc de Versailles, il se retourne. Les seuls pas imprimés dans l’immense paysage laiteux se dirigeaient vers lui sur des km alentour. Il comprit, tout à coup, la solitude de l’être intégré vers qui tout converge. Cette expérience bouleversa sa vie. Il perçut son immensité un instant. Cela suffit.

 

Il possédait une intelligence supérieure, un humour corrosif sans esbroufe, se faisant photographier goguenard, devant un tombeau du Père Lachaise. Surréaliste et drôle.

 

F.F.B. : D’emblée avec Henri et mon père, il a cherché à remplacer l’amiante.

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir toi-même Conseiller en Prévention pour ta société l’APRB ?

 

F.F.B. : Avoir été formé par de très grands experts dès l’enfance, où je me retrouvais avec mon père, sur les chantiers.

 

Quel était le but principal de la Cie BLANDIN et Cie ?

 

F.F.B. : Utiliser une machine capable de projeter des fibres de roches et des fibres minérales artificielles en remplacement de l’amiante. La Cie assura aussi la confection et la pose de faux plafonds, activité qu’elle arrêta à la fin des années 60.

 

Philippe me parlait souvent de la mort. La mort imposée qui satisfait les crabes, celle qui rapporte. Les trois frères luttaient en fait, contre la mort, la mort d’homme donnée par l’homme. Combat sans merci. Ils en avaient profondément conscience avec un sens du but à atteindre. Ils refusaient même d’accepter les travailleurs (ils en avaient 600) ayant touché à l’amiante. Ils désiraient une atmosphère non-contaminée, moralement ni physiquement.

 

F.F.B. : Exact.

 

Tout jeune, ton oncle Philippe, roulant sur la route, tombe sur une affiche énorme : « Sécurité d’abord ». Comme touché par la foudre, il saisit l’impact du sens profond de ces mots dans ses viscères. Il se trouvait dans l’état de disponibilité entière qui permet d’apprendre.

 

F.F.B. : Il m’a beaucoup appris.

 

La SELOTI, qu’est-ce que c’est ?

 

F.F.B. : Une des trois entreprises de projection d’amiante française qui subsistaient après la guerre.

 

Et JEP industries ?

 

F.F.B. : JEP industries, un pilier de l’Éducation nationale, n’avait jamais employé l’amiante. Or, il existait une énorme compétition dans le monde du bâtiment. L’amiante restait friable en pulvérisation, sensible aux chocs et aux vibrations. Avec une importance donnée aux flocages et calorifugeage en priorité. La découverte BLANDIN palliait dès lors aux manques, d’où une coopération fructueuse.

 

Que disaient ton père et tes oncles alors qu’on leur a interdit toute contribution civique et humaine ? Alors qu’on s’était débarrassé du cadeau extraordinaire qu’ils représentaient, pour choisir une contamination à l’amiante grande échelle, saccageant des centaines de milliers de concitoyens ?

 

F.F.B. : Ils estimaient avoir fait œuvre utile. Car si une mesure d’interdiction des flocages à base d’amiante put être prise en 1977, c’est parce qu’ils avaient mis au point un procédé 25 ans plus tôt… qui fut un apport pour tous. Les demandes de M. BIGNON, avant qu’il ne rejoigne le C.P.A, n’auraient jamais pu aboutir sans la preuve que les matériaux de substitution existaient.

 

Je me souviens avertir Philippe : « Censier a été bâti sans permis de construire, et floqué sur des km de poutres de fer. Cela épingle les responsables ». Il répondait aussitôt : « La vitesse avec laquelle ils se désépinglent ». Il connaissait sur le bout du doigt ces officiels qui font durer l’horreur, ces chevilles persistantes du meurtre organisé.

 

Avec lui, nous étions loin la « mentalité fonctionnaire » redondante, que ce soit celle des hautes instances du CPA (Comité Permanent Amiante), ou de moindres échelons comme l’ANDEVA et Cie. Même enseigne, en fait. Trucs, jeux de pouvoir, ronds-de-jambes, compromis, omertà. L’ANDEVA et son avocat LEDOUX se sont aussi tus sur l’A.P.D.A de Dunkerque (3000 dockers touchés) parce que cette association ne faisait pas partie de leur clique (!?). Nous nous trouvions forcément dans une dimension où mensonges, médiocrité et redites, n’avaient plus cours. Loin des pratiques du Ministère de l’Éducation nationale telles qu’on les découvre dans L’Observatoire national de l’enseignement supérieur, ou certains rapports du C.C.H.S. (Comité Central Hygiène et Sécurité du Ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche).

 

On triche beaucoup dans ce ministère. Valérie PRÉCRESSE, l’actuelle ministre, écrira au Député-Maire JOISSAINS MASSINI : « Chère Maryse ». À la rigueur lui fera la bise, mais ne répondra jamais à ses questions sur l’amiante. En effet, Maryse JOISSAINS MASSINI a porté plainte contre 13 ministres, certains très connus (D.S.K, MONORY, FABIUS, etc.). La mort par amiante, ça ne pardonne pas. C’est irréversible, et ne sable aucun champagne. Pas de compromis avec la mort.

 

L’embrigadement ne cadre pas avec les exigences de Santé publique.

 

F.F.B. : L’activité de la société BLANDIN, entreprise du BTP spécialisée dans l’isolation par projection, sut contribuer naturellement sans passer par aucun rouage ni subterfuge. C’était simple et net.

 

Tant qu’il n’y aura pas le respect de l’autre, du travail accompli, de la vie humaine, de la précaution et la santé, nos officiels passeront à côté, morts à eux-mêmes et aux autres. L’Éducation nationale n’a pour but que de conditionner davantage, produire de nouveaux  pions. Jamais assez. Les faire voter surtout.

 

Dès 1951 quand elle a vu le jour, la découverte salubre des trois frères éclaira l’horizon des risques pour tous. Tes parents connaissaient-ils les dangers de ces fibres cancérigènes irréversibles ?

 

F.F.B. : Les autorités en charge de l’école Centrale parlaient ouvertement des dangers. Le tableau 30 des maladies professionnelles dues à l’amiante avaient été créé un an plus tôt, en août 1950. Maladies inscrites déjà dès 1945 dans le tableau 25 qui regroupait les maladies dues à l’amiante et à la silice. Sur nos annonces et devis, il était précisé « sans amiante, sans silicate, sans silice libre ».

 

Michel, ton père, rencontrait-il des malades de l’amiante ?

 

F.F.B. : Il avait beaucoup d’amis parmi le personnel des entreprises concurrentes, qui utilisaient toutes l’amiante. Il les a vu disparaître les uns après les autres dès les années 50. Ces anciens du métier avaient repris leur activité après la guerre.

 

À quelle période fut  inventé le procédé d’isolation par projection d’un flocage d’amiante ?

 

F.F.B. : Dans les années 20 sont apparus les premiers procédés de flocage, tous à base d’amiante. Le procédé anglais, le LIMPET, utilisé dans le monde entier, principalement dans les chantiers navals, pour la réparation des flocages dégradés, protégeait la coque et les séparations de compartiments. Les compagnies n’assuraient les navires qu’à condition qu’il y ait des protections anti-feu à base d’amiante.

 

Et votre historique ?

 

F.F.B. : Mon oncle Henri suivait ses études d’ingénieur à Centrale. Avec un stage de fin d’Étude dans une entreprise de projection d’amiante. Il se trouvait rattaché à la direction de l’entreprise, parfaitement au courant des risques. Raison pour laquelle Henri a voulu créer une entreprise d’isolation protégée, élaborée avec ses deux frères. Il n’y avait, malheureusement, aucune machine capable de projeter des fibres de roche. Il a fallu la concevoir et déposer un brevet. Les informations sur les dangers restaient secrètes. Seuls les industriels du BTP étaient au courant de dégâts énormes et de morts d’hommes.

 

Ces industriels semblent, hélas, tellement pris dans les rouages imposés par cette société. Vois le manque de passion que je rencontre chez nos experts et personnes concernées : j’avais supplié plusieurs fois Henri PEZERAT (le scientifique de l’Andeva), Yves HUBERT (le toxicologue), et Marcel SUSZWALAK (le docker de Dunkerque), de venir rencontrer Philippe dans son jardin aux bambous, rue Sambre et Meuse. Une chance. Et un lieu ! Une occasion de rencontre humaine. Lui, les attendait. De plus, Marcel et lui s’écrivaient. Mais aucun des trois ne s’est déplacé sur deux ans (!?). J’en suis resté abasourdi, réalisant l’état de démission et manque d’intérêt qui existe dans ce pays. Un « chacun pour soi », pris, grippé, en premier chef. Le « moi d’abord, et le reste on s’en fout ». L’autre n’est plus rien dans cette mentalité égoïste générale... auto-satisfaite, renfermée.

 

Mais l’autre, c’est soi. Surtout avec l’amiante. Les spécialistes qui devraient être concernés ne l’ont toujours pas compris et sans doute jamais. Ils ont tué l’enthousiasme, la découverte, l’exploration. La simplicité. La réalisation. La compassion. Quelque part, il leur manque une case essentielle, la case départ.

 

Toute une mentalité encastrée reste à éradiquer. C’est sans espoir. Sauf si le système financier s’écroule entièrement. Ce sera notre chance à souhaiter, la fin de cette corruption criminelle collective, apathique et inutile. Car sans argent, ces personnages soit disant importants et ceux qui les suivent n’existent plus. Leur poudre aux yeux s’évanouit. Leur façade ne fait que cacher une monstrueuse réalité, la mort par amiante en France.

 

 

 

Michel Langinieux, le 29 janvier 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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