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Publié le par lavapeur

 

Chronique: Liberté d’excrétion  

 

Posted: 19 Sep 2012 09:36 AM PDT

 

Par Chérif Abdedaïm,

 La NOuvelle République du 16 septembre 2012

 

Depuis la Palestine et l’Egypte, jusqu’en Indonésie, les musulmans du monde entier ont exprimé leur colère, après la prière du vendredi, suite à la diffusion du film blasphématoire dénonçant à l’occasion la politique ambivalente occidentale et américaine, en matière de liberté d’expression.

 

Lors de la publication des fameuses caricatures du Prophète( QLSSSL) portant une bombe dans son turban, un rédacteur en chef avait répliqué que c’est au nom de la « liberté de la presse » que son journal l’avait fait.

 

Son interlocuteur lui avait, alors, posé la question si son journal prévoyait de publier une caricature d’un Rabbin portant une bombe sur la tête, la prochaine fois qu’Israël envahirait le Liban. Ce détraqué en chef avait vite convenu que c’était de l’antisémitisme.

 

Autre fait à souligner : lorsqu’un cinéma parisien avait passé le film « La dernière tentation du Christ », dans lequel le Christ faisait l’amour avec une femme, la salle de cinéma avait été incendiée, un spectateur a été tué et le tueur s’est avéré être chrétien.

 

Cela dit, pourquoi lorsqu’il s’agit d’insulter, de façon délibérée, toute une nation de près de 1,6 milliards de musulmans, ces perroquets de la « crasse » et non de la presse veulent occulter les fait raciste pour nous entretenir solennellement sur « la liberté d’expression » ?

 

Pour ce qui est des conséquences de ces actes ( et les réactions du monde islamique), les provocateurs semblent s’en ficher éperdument. Et pourtant, lorsqu’un dessin humoristique danois dans un quotidien jusque-là inconnu a tracé le portrait du Prophète Mohammed avec une bombe dans son turban, l’ambassade danoise à Beyrouth a été incendiée. 

 

Lorsqu’un pasteur texan a décidé de « condamner le Coran à mort », les couteaux sont sortis de leurs fourreaux en Afghanistan – nous laissons de côté les pages du Coran « accidentellement » brûlées par le personnel américain à Bagram. Et maintenant, un film délibérément injurieux provoque le meurtre de l’un des diplomates le plus juste du Département d’Etat.

 

L’ironie du sort voulant que cet ambassadeur, nommé représentant auprès du Conseil National de Transition dès mars 2011 a été un des responsables des actions militaires et de renseignements qui ont abouti à l’assassinat du dirigeant libyen.

Autre fait à souligner dans cette cascade d’événements, la coïncidence entre la « commémoration » des événements du 11 septembre et l’événement lui-même. Depuis le 11 septembre 2001, beaucoup d’encre a coulé à propos de « l’imposture » qui a permis aux néo-cons de justifier leur invasion en Afghanistan et en Irak.

 

Dans ce contexte, on assisterait semble-t-il à un remake sous une autre forme. A ce propos, c’est le quotidien britannique The Independant citant des sources diplomatiques à Washington qui vient de relancer le débat en affirmant que les Etats Unis étaient au courant de l’attaque du 11 septembre contre leur deux représentations diplomatiques à Benghazi et au Caire mais qu’ils n’en ont pas averti leurs diplomates!

 

« Les Etats Unis savaient depuis 48 heures qu’une telle attaque aura lieu mais ils n’ont pas mis en garde Chris Stevens qui venait d’entrer d’une tournée en Allemagne en Australie et en Suède et dont le séjours à Benghazi aurait dû rester inconnu du public ».

 

Que pourrait constituer la vie d’un diplomate par rapport aux profits des multinationales américaines en Libye ? Preuve en est la décision d’ Obama de dépêcher ses Marines pour sécuriser les libyens ou plutôt les plateformes pétrolières libyennes.

 

Chérif Abdedaïm, La Nouvelle République du 16 septembre 2012

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Cherif_Abdedaim.160912.htm

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