BNP et CRASH BOURSIER
L'ECHO DES MONTAGNES, dans le légitime but de vous informer, vu la tête que se paye le patron de BNP-PARIBAS,
pense que le crash boursier n'est pas loin. Voici le commentaire du patron (pour le moment encore) de cette banque, très liée à la chiraquie et à la lettre d'évidence:
Le directeur général de BNP Paribas (BNP), Beaudoin Prot, estime dans un entretien à paraître vendredi dans les Echos qu'il est trop tôt pour évaluer l'impact sur les comptes de la banque française de la crise de l'immobilier à risque aux Etats-Unis.
"Je suis convaincu que compte tenu de la capacité (de BNP Paribas (BNP)) à générer des revenus dans tous les métiers et dans toutes les zones géographiques, ainsi que la politique vigilante dont il a fait preuve jusqu'ici en matière de risque, (BNP Paribas (BNP)) devrait continuer à enregistrer de bonnes performances relatives", ajoute Prot dans son entretien au quotidien économique.
Il juge que la crise liée au "subprime" devrait avoir des "conséquences sans doute limitées" sur les conditions de crédit en France.
"Les conditions d'octroi du crédit en France ont été satisfaisantes ces derniers mois et devraient le rester, même si les événements actuels impliquent une certaine réévaluation des risques dans tous les compartiments de la distribution de crédit", estime ainsi Prot.
BNP Paribas (BNP) a annoncé jeudi la réouverture, la semaine prochaine, de trois fonds investis notamment dans des parts de titrisations d'actifs immobiliers à risques américains et dont le gel, rendu public le 9 août, avait contribué à un mouvement de panique sur les marchés.
BNP Paribas (BNP) Investment Partners indique que les fonds BNP Paribas (BNP) ABS Euribor et BNP Paribas (BNP) ABS Eonia rouvriront le 28 août à 13h00. La réouverture de Parvest Dynamic ABS, un fonds de droit luxembourgeois, est prévue pour sa part le 30 août à 15h00.
En annonçant le gel de ces trois fonds, dont l'encours global était passé de 2,075 milliard d'euros à 1,593 milliard entre le 27 juillet et le 4 août sous l'effet d'importants retraits, la banque avait invoqué l'impossibilité de les valoriser du fait de l'absence quasi totale de liquidité sur le marché de leurs sous-jacents.
Les fonds étaient pourtant investis en moyenne à plus de 90% sur des titres notés AAA ou AA, n'ayant fait l'objet d'aucune dégradation ou de mise sous surveillance par les agences de notation.
Le gel de ces fonds, conjugué à des rumeurs de difficultés d'une banque allemande, avait provoqué un mouvement de panique sur les marchés le 9 août, jour où la Banque centrale européenne était intervenue en injectant près de 95 milliards d'euros de liquidité de manière impromptue.