CHIRAC et le COMPTE JAPONAIS et la mort du journaliste JEAN PASCAL COURAUD et CLEARSTREAM
L'ECHO DES MONTAGNES remercie MR RENE HOFFER, Président de la Polynésie Française de nous avoir envoyé ces documents essentiels.
Le comité de soutien pour la réouverture de l’enquête et la recherche de la vérité sur la disparition de Jean-Pascal Couraud, alias "JPK", "suicidé" en 1997, a décidé de rendre public le nom de l'avocat qui, le premier, a évoqué un lien possible entre cette sombre affaire avec le "compte japonais de Chirac". Il s'agit de Maître Jean-Dominique Desarcis. Voici ce que nous écrivions en juillet dernier:
Philippe Couraud, frère de JPK, raconte à Rue89 qu'il a, en février, recueilli les confessions de l'avocat ami de son frère en février dernier. C'était un avocat engagé contre Flosse, qui continue d'exercer à Tahiti. "Pendant dix ans, cet avocat avait pourtant conforté la thèse du suicide de Jean-Pascal. Et là, spontanément, dans mon bureau, il a commencé à me parler de cette affaire". Il lui a raconté comment, avec Jean-Pascal Couraud, ils avaient pris connaissance de virements comptables d'une société de perliculture ayant pignon sur rue vers un compte japonais dont le détenteur était, croyaient-ils, Jacques Chirac.
L'avocat a été suivi, cambriolé. Quelqu'un à Paris l'aurait mis en garde: "Arrête tout, où tu es mort." Il aurait alors décidé de prendre ses distances.
Philippe Couraud et ses amis viennent de donner des détails de cet épisode sur leur site. Maître Jean-Dominique Desarcis aurait, selon eux, confirmé devant le juge les propos qu’il avait tenus en février devant Philippe Couraud. En 1997, juste avant sa mort, JPK disposait, aurait déclaré Desarcis au juge, d' informations précises "sur les transferts financiers effectués de la Polynésie vers un compte bancaire japonais qui aurait appartenu à Chirac".
"Sur la base de ce témoignage, nos avocats ont demandé que les pièces saisies chez le général Rondot concernant ce compte japonais soient versées au dossier d’enquête. La famille, partie civile, a par ailleurs adressé un courrier (...) aux juges d’Huy et Pons, en charge de l’affaire Clearstream, afin de signaler les liens possibles entre la DGSE et la disparition de Jean-Pascal Couraud.
Vous pouvez télécharger ici en pdf la la lettre à Huy et Pons.
Enfin le site des amis de JPK livre également le nom du groupe de perliculture par lequel des transferts financiers seraient partis vers le supposé compte japonais de Chirac. Il s'agirait disent-ils, du groupe Wan:
Il [Desarcis, en février] mentionne également l’existence de comptes bancaires que Flosse et un autre homme politique français (Jacques Chirac) possèdaient dans une même banque au Japon. Il indique qu’en 1997, il disposait d’informations fiables émanant de personnes travaillant au sein du groupe Wan, relatives à des transferts financiers effectués vers le Japon, sur le compte de cet autre homme politique.
Il avait rédigé une fiche sur cette affaire. Jean-Pascal Couraud disposait de ce document. Maître Desarcis indique qu’à la même époque, qu’il qualifie de "très chaude", il avait été cambriolé et son disque d’ordinateur volé ; on avait également tenté de l’acheter, en vain. Puis il fut progressivement suivi en permanence de manière ostensible. Il chercha alors à se renseigner auprès de connaissances proches du milieu des services secrets sur la nature exacte du problème qu’il posait, il cite l’entourage de Focart et de diverses personnes intervenant dans le monde politique. L’ami avocat qui était alors son intermédiaire, lui indiqua que "s’il poursuivait ses investigations sur ces transferts comptables, il serait mort". Maître Desarcis décidait alors, soucieux de protéger sa femme et sa famille, de laisser effectivement tomber le combat qu’il menait. Les intimidations cessèrent.
Le juge a proposé, le 10 juillet dernier, de clore l'enquête. La famille dispose depuis lors de trois mois pour demander des investigations complémentaires, audition de nouveaux témoins ou vérification de certains points du dossier. Au terme de ces trois mois, et faute de mise en examen, une ordonnance de non-lieu est probable.